« Retour au blog de livy91

Vous êtes faite de peines étranges ... (2)

Vous êtes faite de peines étranges ... (2)
Tout serait de courte durée. Intense et de courte durée.
Dès notre rencontre vous vous êtes posée sur mes paupières. Comme un schéma d'illusions, de désillusions et d'oubli.

Votre regard m'a redonné la foi. J'avais oublié les autres, à un moment, as par mépris, tout simplement parce que je n'y pensais pas. Terrible à vivre avec le recul (...)

Nous avons fini par nous trouver pour de vrai et nous le dire et redire, sans jamais de cesse, pour être sûrs de le savoir.

Vous avez réveillé en moi un monde qui allait regretter son sommeil.

Vous avez su réveiller en douceur, pendant des mois, ces choses enfouies au plus profond de mon être. J'ai pu sentir une nouvelle fois ce jaillissement divin qu'est la vérité. Vous m'avez servi de jour, même si mes jours à cet instant je les confondais à mes nuits. (...) Mon âme très vite accepta de jouer le jeu (...) se sentir expier de l'interieur, tout se passe à l'interieur. cette indécence-là elle est à nous, elle est libre de s'exprimer et les mots ne flirtent pas necessairement avec l'essentiel. L'essentiel se suffit. Pour certains, se taire c'est conserver la saveur.

Nous supprimions l'absence. Vous me dénudiez votre âme, lentement, en de fins lambeaux laissant entrevoir votre pureté. Là où la vie commençait. (...) Nous révions en pleine lumière. Un déluge de sens... Nous nous respirions.

Je n'aspirais, nous n'aspirions qu'à une seule chose: être près l'un de l'autre malgrè la complexité de la situation. Notre exigence apparemment était sans limites. Si notre désir et notre détermination était ce que nous prétendions qu'ils étaient, nous n'avions plus longtemps à attendre... Sans retenue, vous m'avez offert vos formes, votre chaleur, votre goüt dans lequel ma bouche se plaisait à se perdre.

Nous avions eu le loisir de vivre ensemble, d'être tout le temps ensemble. Nous ne pouvions faire comme si cela n'avait pas existé. Vos démons étaient restés dehors.
Vous vous saviez vivante, vous aviez toutes les raisons de vivre.

Ces jours vous ont perturbée au plus au point, au point d'oublier, selon vos dires, votre propre famille.

Je sais aujourd'hui que vous avez été arraisonnée et raisonnée...
# Posté le dimanche 25 mars 2007 02:42
Modifié le samedi 01 septembre 2007 18:54

« Article précédent : Vous êtes faite de peines étranges ... (3)

Article suivant : Vous êtes faite de peines étranges ... (1) »