Tu n'as fait que te pencher pour te voir et tu t'épenches sans savoir qu'à force tu n'as plus d'écoute, tu perds la vue... Pire, tu t'assèches goutte à goutte. Tu es ce qu'il reste d'espace à un corps avant d'étouffer, quand il est enfermé et que l'eau monte.
En langage courant on peut appeler ça de l'hypocrisie, de la trahison? je ne sais pas. Chacun fait ses propres choix et généralement de manière lucide.
J'étais abasourdi... Qu'on vous laisse pourrir dans votre angoisse sans même essayer de comprendre. Peut-être avez-vous cherché à tomber de ma paupière, si vous l'avez tenté, vous l'avez fait seule. Je n'étais pas en phase pour vous aider.
Ma question était de savoir quel type de mal vous avez entamée pour vous faire taire, pour vous enfermer dans ce mutisme alors que de tout votre entourage, je devais être la seule personne qui ait pris le temps de vous écouter. Vous étiez entamée au point de m'évacuer, comme si je vous interdisais de vivre.
Comme nous tous tu es ton propre bourreau.
De nouveau dans vos yeux j'ai vu le déluge de la nuit envelopper tout votre être et retomber au fond de votre âme. De nouveau vous laissiez derrière vous les désirs limpides afin de mieux replonger dans vos avides ténèbres. Fini de vous agiter. Vous pouviez vous libérer et vous choisissiez de vous perdre dans le silence.
Où sont logés mes mots? Où sont-ils allés mourir?
Une relation amoureuse qui s'est éteinte, faute de courage ou par trop de lacheté? ... Par peur? ... Au choix...
Mais avant tout une relation rare, vivante et humaine.
La peur. Votre peur. Est-ce de la peur? Suppositions... (...) Elle grandit toujours en hésitant. Elle nous est commune. En parler permet de mieux la gérer, de mieux l'appréhender. Mieux la combattre.
Avoir la fuite honteuse. Tricher humainement, de bien cruelle manière.
Tu usurpes ton identité, tu es incapable de ta vulgarité. Et si ta seule richesse était ta saleté? Seras-tu jamais assez riche pour te nettoyer?