Pour un jour, au bout du bout du fond du monde, là où la lumière n'entre pas, là où vous êtes, où la lumière n'est pas un débat. Vous gerberez peut-être votre ennui, sur toutes ces bouches qui vous blasphèment. Déçue d'avoir cru, d'avoir pensé que vous pouviez baiser le ciel, quand bien même vos doutes vous inspiraient. Vous vous javeliserez à vomir vos pestes obscures, vos echecs sanglants, votre somptueux gâchis, sale d'une boue qui sèche. Vous chercherez une bouche et peut-être la vie obéissante vous donnera la sienne avec douceur et vous murmurera à l'oreille qu'elle aimante les amants...
Tu as choisi d'être seule, sans assistance. Il se peut que tu n'aimes personne? Il se peut que tu t'overdoses?
L'humain quand il se réveille... L'Histoire peut-être beaucoup plus sale que les mots avec lesquels on la couche.
Partages tes cauchemars, sois généreuse quand tu te vautres.
Tu tenais "absolument à aller au bout de cette histoire". Ce sont tes mots.
Ton silence m'a conforté et je suis allé, moi, jusqu'au bout de celle-ci. Finalement elle est, dans son dénouement, banale et salement humaine. J'y suis allé seul puisque tu as renoncé à le faire. On ne construit rien dans le renoncement. Et le silence ne signifie pas necessairement l'adhésion. Car le silence est partout, même ces jours-ci au bout de mon téléphone. Il sonne, je décroche... encore lui.
Le silence... Saleté de silence.