Vous êtes faite de peines étranges ... (3)

Vous êtes faite de peines étranges ... (3)
J'étais seul alors que vous m'affirmiez que nous étions deux...

J'étais en attente, encore... d'un principe évolutif, d'avoir un peu plus de vous, pour vous donner et me consacrer encore plus à vous. Je vous ai vue combattre votre puante dérive, soupirer lourdement sans que les mots ne sortent. Juste de chaudes larmes... j'ai toujours essayer d'en boire quelques-unes.

Je désirais juste être situé, placé... Pas de passage. Comment me voyiez-vous? J'étais quoi? j'étais qui? J'avais besoin d'être rassuré. Nous nous devions d'arrêter avant que cela morde et de préserver notre relation "humaine". Respecter ce qui nous avait réunis et séduits au départ: l'Humain.

Mais la passion donne des ailes. Voler, c'est quitter une réalité pour une autre, plus pure, plus acceptable . Etre à sa place. Quitter l'ancien monde n'est pas une mince affaire.

Avoir envie de voler est une chose, le faire en est une autre...

Hantée et absente. Perpétuelle lutte intérieure, être bien en sachant que cela a une fin.

Tu as comme tout un chacun le libre arbitre en tout et pour tout.

Nous devions nous séparer de nous-mêmes, sans y croire. Devant nous s'étendait un desert et nous n'avions plus rien à boire...

Image futile du renom, renom d'une douteuse espérance. Moi je désirais pour toute récompense m'envelopper dans vos bras, m'endormir et me réveiller avec vous.
# Posté le dimanche 25 mars 2007 02:34
Modifié le samedi 01 septembre 2007 18:55

Vous êtes faite de peines étranges ... (4)

Vous êtes faite de peines étranges ... (4)
Tu rêves d'un braquage et tu voles au Monoprix.

Tu n'as fait que te pencher pour te voir et tu t'épenches sans savoir qu'à force tu n'as plus d'écoute, tu perds la vue... Pire, tu t'assèches goutte à goutte. Tu es ce qu'il reste d'espace à un corps avant d'étouffer, quand il est enfermé et que l'eau monte.
En langage courant on peut appeler ça de l'hypocrisie, de la trahison? je ne sais pas. Chacun fait ses propres choix et généralement de manière lucide.

J'étais abasourdi... Qu'on vous laisse pourrir dans votre angoisse sans même essayer de comprendre. Peut-être avez-vous cherché à tomber de ma paupière, si vous l'avez tenté, vous l'avez fait seule. Je n'étais pas en phase pour vous aider.
Ma question était de savoir quel type de mal vous avez entamée pour vous faire taire, pour vous enfermer dans ce mutisme alors que de tout votre entourage, je devais être la seule personne qui ait pris le temps de vous écouter. Vous étiez entamée au point de m'évacuer, comme si je vous interdisais de vivre.

Comme nous tous tu es ton propre bourreau.

De nouveau dans vos yeux j'ai vu le déluge de la nuit envelopper tout votre être et retomber au fond de votre âme. De nouveau vous laissiez derrière vous les désirs limpides afin de mieux replonger dans vos avides ténèbres. Fini de vous agiter. Vous pouviez vous libérer et vous choisissiez de vous perdre dans le silence.


Où sont logés mes mots? Où sont-ils allés mourir?

Une relation amoureuse qui s'est éteinte, faute de courage ou par trop de lacheté? ... Par peur? ... Au choix...
Mais avant tout une relation rare, vivante et humaine.

La peur. Votre peur. Est-ce de la peur? Suppositions... (...) Elle grandit toujours en hésitant. Elle nous est commune. En parler permet de mieux la gérer, de mieux l'appréhender. Mieux la combattre.

Avoir la fuite honteuse. Tricher humainement, de bien cruelle manière.
Tu usurpes ton identité, tu es incapable de ta vulgarité. Et si ta seule richesse était ta saleté? Seras-tu jamais assez riche pour te nettoyer?
# Posté le dimanche 25 mars 2007 02:33
Modifié le samedi 01 septembre 2007 18:56

Vous êtes faite de peines étranges ... (5)

Vous êtes faite de peines étranges ... (5)
Votre choix était fait, vous ne frapperiez pas à ma porte afin de mêler vos vies à la mienne. La tournure que prenait notre histoire m'a fait craindre le vide.

La séparation et le manque à ce point furent terribles. Se retrouver au coeur du temps. Etre sur ses gardes. Le silence, toujours lui, la solitude jusqu'à l'épuisement. Etouffements. Mon corps est déserté, mais je fouille quand même, je cherche les couleurs, les odeurs. Des fulgurances me traversent, me transpercent à vif. Chaque jour le sang me monte à la tête. Cruauté passagère, tu reprends ton impuissance et la vie prend les traits de ta misère.
Présence obsédante.

Quelques jours salis plus tard... Plus lucide et plus apte à comprendre ou essayer de comprendre le fondement de tout cela, je vous ai retrouvée à la sortie de votre mutisme, transie d'effroi, tremblante et blême, fuyant plus que jamais le monde, vous fuyant vous même... Mon ange...
Vous ne cherchiez pas à comprendre ou même à étouffer vos mots, vous ne surviviez qu'en vous enfuyant, à chaque fuite, à chaque secousse, vous appréhendiez vos humeurs, vos fureurs, vos compagnes d'orgueil. Cet orgueil, ayant pour seule compagne la bêtise. La votre, celle de ceux qui vous tiennent, vassaux aux puantes bouches, pour qui le silence est garant de leur couche. Je vous ai vu soupirer à déborder, suffocantes des non-dits.


Le silence fait naïtre le doute, qui reste tendu vers l'espoir, car à chaque fois l'espoir subsiste. L'espoir de le rompre. Quels que soient le contenu de la phrase qui l'anéantit ou la nature du mot qui le perce. L'espoir ultime reste, que le silence enfin brise.
# Posté le dimanche 25 mars 2007 02:33
Modifié le samedi 01 septembre 2007 18:57

Vous êtes faite de peines étranges ... (6)

Vous êtes faite de peines étranges ... (6)
Demain quand vous serez lasse de cette traversée malsaine, dans des eaux boueuses, même vos bras se lasseront de nager.
Pour un jour, au bout du bout du fond du monde, là où la lumière n'entre pas, là où vous êtes, où la lumière n'est pas un débat. Vous gerberez peut-être votre ennui, sur toutes ces bouches qui vous blasphèment. Déçue d'avoir cru, d'avoir pensé que vous pouviez baiser le ciel, quand bien même vos doutes vous inspiraient. Vous vous javeliserez à vomir vos pestes obscures, vos echecs sanglants, votre somptueux gâchis, sale d'une boue qui sèche. Vous chercherez une bouche et peut-être la vie obéissante vous donnera la sienne avec douceur et vous murmurera à l'oreille qu'elle aimante les amants...

Tu as choisi d'être seule, sans assistance. Il se peut que tu n'aimes personne? Il se peut que tu t'overdoses?


L'humain quand il se réveille... L'Histoire peut-être beaucoup plus sale que les mots avec lesquels on la couche.

Partages tes cauchemars, sois généreuse quand tu te vautres.
Tu tenais "absolument à aller au bout de cette histoire". Ce sont tes mots.
Ton silence m'a conforté et je suis allé, moi, jusqu'au bout de celle-ci. Finalement elle est, dans son dénouement, banale et salement humaine. J'y suis allé seul puisque tu as renoncé à le faire. On ne construit rien dans le renoncement. Et le silence ne signifie pas necessairement l'adhésion. Car le silence est partout, même ces jours-ci au bout de mon téléphone. Il sonne, je décroche... encore lui.
Le silence... Saleté de silence.
# Posté le dimanche 25 mars 2007 02:32
Modifié le samedi 01 septembre 2007 18:58

Timéo février 2007

Timéo février 2007
mon 2è neveu

Bienvenue ptit bonhomme...je t'aime déjà...
# Posté le samedi 17 mars 2007 08:38
Modifié le mardi 22 mai 2007 14:40